Dans les Hauts-de-France, près de 42 % des logements sont classés E, F ou G au DPE, et 59 % du parc a été construit avant 1975. Autour de Senlis, entre maisons de ville anciennes et pavillons des années 1960-1970, la question du remplacement des fenêtres revient souvent en tête de liste des travaux à planifier. Pas uniquement pour des raisons de confort : depuis 2025, les passoires thermiques sont progressivement exclues du marché locatif, avec une échéance à la classe F en 2028 et à la classe E en 2034.
Des fenêtres vieillissantes : combien ça coûte vraiment de les changer ?
Une fenêtre mal isolée, c’est en moyenne 10 à 15 % des déperditions thermiques d’un logement qui s’échappent par les parois vitrées. Remplacer ses menuiseries extérieures reste l’un des gestes les plus accessibles en rénovation, à condition d’avoir une idée claire du budget. Pour un remplacement complet en PVC double vitrage (dépose, pose, étanchéité), les prix tournent autour de 840 € pour une petite fenêtre, 1 020 € pour un format standard de 80 à 120 cm, et 1 800 € pour une baie coulissante de 2 à 3 mètres. Une rénovation complète, comprenant cinq fenêtres, deux petits ouvrants et une baie vitrée, représente un budget moyen de l’ordre de 8 580 € TTC en PVC.
L’aluminium et le bois affichent des tarifs plus élevés (entre 800 et 1 500 € ou davantage selon la gamme), mais offrent des avantages propres : profils fins et coloris RAL pour l’alu, authenticité et compatibilité avec les bâtiments anciens pour le bois. Pour les maisons à caractère patrimonial, une gamme mixte bois/aluminium peut être une solution intéressante, avec un extérieur résistant aux intempéries et un intérieur chaleureux. Si votre logement se trouve dans un secteur protégé, une déclaration préalable de travaux en mairie est obligatoire dès que l’aspect extérieur est modifié, ce qui concerne la plupart des remplacements de fenêtres.
Pour un projet sur-mesure dans l’Oise, Lorenove Senlis propose un diagnostic à domicile avec devis personnalisé, fabrication française et garantie jusqu’à 20 ans sur la pose et les menuiseries.
Aides financières en 2026 : ce qui a changé et comment en bénéficier
Plusieurs dispositifs permettent de réduire la facture : MaPrimeRénov’, prime énergie (CEE), TVA réduite à 5,5 ou 10 %, éco-prêt à taux zéro (jusqu’à 7 000 € pour les parois vitrées seules). Mais attention : en 2026, les montants de MaPrimeRénov’ pour un remplacement de fenêtres seul ont été divisés par deux. L’État cherche clairement à décourager les opérations mono-geste au profit des rénovations d’ampleur.
Concrètement, le remplacement d’une fenêtre simple en double vitrage ouvre droit à 100 € pour un ménage très modeste, 80 € pour un ménage modeste et 40 € pour un profil intermédiaire. Les ménages aux revenus supérieurs ne sont pas éligibles. Ces montants restent modestes face au coût total des travaux. En revanche, dans le cadre du Parcours Accompagné (au moins deux gestes d’isolation, saut de deux classes au DPE), l’aide peut grimper jusqu’à 80 % du montant HT des travaux, plafonné à 70 000 €. C’est là que la rénovation devient vraiment rentable.
Pour bénéficier de ces aides, le professionnel doit impérativement être certifié RGE. Les fenêtres posées doivent respecter des critères précis : un coefficient Uw inférieur ou égal à 1,3 W/m².K avec un facteur solaire Sw supérieur ou égal à 0,3, ou une configuration Uw ≤ 1,7 et Sw ≥ 0,36. Le simple respect des seuils légaux (Uw ≤ 1,9) ne suffit pas pour déclencher les aides.
Changer ses fenêtres est rarement un geste anodin sur le plan technique. Améliorer l’étanchéité à l’air du logement implique de vérifier la ventilation en place, sous peine de voir apparaître condensation et humidité. Et si d’autres postes comme la toiture ou les murs ne sont pas isolés, l’impact global restera limité. Autant le savoir avant de démarrer, pour décider si un remplacement ponctuel ou une rénovation plus complète correspond mieux à sa situation.

